L'hygrométrie, ou taux d'humidité relative de l'air, influence directement notre confort, notre santé et la durabilité de notre habitat. Trop sèche, l'air irrite les muqueuses et dessèche le bois. Trop humide, il favorise les moisissures et la sensation d'inconfort. Mais quel est le taux idéal, et comment le maintenir ?
Les valeurs de référence
Pour un confort optimal et la préservation du bâti, le taux d'humidité relative devrait se situer entre 40% et 60%. En dessous de 40%, l'air devient trop sec : irritations des voies respiratoires, électricité statique, craquements des boiseries. Au-dessus de 60%, le risque de condensation et de développement de moisissures augmente significativement.
Attention, ces valeurs concernent l'air ambiant. Pour les matériaux de construction (murs, sols), on parle d'humidité résiduelle, exprimée différemment. Un mur sec devrait présenter un taux inférieur à 5% pour le plâtre, 12-15% pour le bois.
Mesurer l'humidité chez soi
Les hygromètres grand public donnent une indication de l'humidité ambiante pour quelques euros. Pour une mesure plus précise, ou pour évaluer l'humidité des matériaux, des appareils professionnels sont nécessaires. Chez SOJI Hygiène, nous utilisons des hygromètres à sonde, des thermohygromètres et des appareils à micro-ondes capables de mesurer l'humidité à plusieurs centimètres de profondeur dans un mur.
Les variations saisonnières
Le taux d'humidité varie naturellement au fil des saisons. En hiver, le chauffage assèche l'air intérieur : un taux de 35-45% est acceptable. En été, l'humidité extérieure peut faire monter le taux intérieur à 60-70%, ce qui reste tolérable si la ventilation est suffisante. Ce sont les situations extrêmes ou persistantes qui posent problème.
Les conséquences d'une humidité excessive
Un taux d'humidité chroniquement élevé (>70%) provoque des dégâts progressifs : condensation sur les vitres et dans les angles froids, apparition de moisissures, décollement des papiers peints, gonflement des bois, odeur de moisi, dégradation des textiles et livres. Sur le plan sanitaire, il aggrave les problèmes respiratoires et favorise les acariens.
Comment réguler l'humidité
La ventilation est le premier levier : VMC, aération quotidienne, entrées d'air non obstruées. En cas d'humidité excessive ponctuelle (après une douche, en cuisine), l'extracteur d'air joue un rôle clé. Pour les problèmes structurels (infiltrations, remontées capillaires), seul un traitement à la source résoudra durablement le problème.
En cas de sinistre (dégât des eaux, inondation), un assèchement professionnel est indispensable pour ramener les matériaux à un taux d'humidité normal avant toute rénovation.
FAQ : Hygrométrie du logement
Mon hygromètre indique 75%, est-ce grave ?
Un taux de 75% est excessif et favorise le développement des moisissures. Si cette valeur persiste, recherchez la cause (défaut de ventilation, infiltration) et corrigez-la. En attendant, aérez davantage.
Mon logement est trop sec en hiver, que faire ?
Réduisez légèrement le chauffage, placez des saturateurs sur les radiateurs, ou utilisez un humidificateur d'air. Un taux entre 35% et 45% reste acceptable en hiver.
Quel hygromètre acheter pour un usage domestique ?
Un thermohygromètre électronique basique (10-30 €) suffit pour une surveillance quotidienne. Pour une mesure précise des matériaux ou un diagnostic d'humidité, faites appel à un professionnel.
